Le Maroc a mis en avant mardi 17 mars 2026 à l’ONU le rôle central des femmes dans la transformation des systèmes alimentaires en Afrique, à l’occasion d’un événement de haut niveau organisé au siège des Nations unies en marge de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70). La rencontre, présidée par l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Royaume auprès de l’ONU, a réuni des ambassadeurs d’Etats membres, des responsables onusiens et des partenaires institutionnels autour du thème: « Les femmes au cœur de la transformation de la sécurité alimentaire en Afrique ».
Dans son intervention d’ouverture, M. Hilale a souligné que la transformation de l’agriculture africaine passe notamment par la promotion de la transformation locale, un accès durable et abordable aux fertilisants, le développement de chaînes de valeur résilientes et le renforcement des marchés régionaux. Il a également affirmé que le Maroc fait de la sécurité alimentaire une priorité stratégique dans le cadre de sa politique de coopération Sud-Sud et triangulaire, en ligne avec la vision royale pour le développement du continent.
Les discussions ont insisté sur le poids des femmes dans les systèmes alimentaires africains, les intervenants rappelant qu’elles produisent jusqu’à 70% de l’alimentation consommée sur le continent, tout en demeurant confrontées à des obstacles structurels, notamment en matière d’accès à la terre, au financement, aux intrants et aux marchés. Les participants ont plaidé pour des politiques publiques plus favorables, davantage d’investissements dans l’agriculture durable et des partenariats renforcés entre gouvernements, institutions internationales et secteur privé.
Le groupe OCP, représenté par sa filiale OCP Africa, a également pris part à la rencontre. Sa directrice générale, Hajar Alafifi, a rappelé que les programmes du groupe sont déployés dans plus de 40 pays africains et bénéficient à plus de quatre millions de petits exploitants agricoles. OCP a mis en avant son engagement en faveur de solutions de nutrition des sols et des plantes adaptées, ainsi que l’importance de la formation, de l’innovation scientifique et de la coopération Sud-Sud pour améliorer la productivité agricole et renforcer la résilience des systèmes alimentaires en Afrique.
La rencontre a aussi connu la participation de responsables de haut niveau d’ONU Femmes, de la FAO, de l’OIT, du Bureau des Nations unies pour la coopération Sud-Sud et de la Banque mondiale. En conclusion, les participants ont appelé à intensifier les efforts collectifs pour lever les obstacles freinant l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture, estimant que leur pleine participation constitue un levier majeur pour le développement durable et la sécurité alimentaire du continent.