La Fédération omanaise de football a nommé dimanche 22 mars 2026 le Marocain Tarik Sektioui à la tête de sa sélection nationale, en remplacement du Portugais Carlos Queiroz, devenu le nouvel exemple de la présence croissante des techniciens marocains sur les bancs des sélections arabes.
L’annonce est intervenue quelques heures après la confirmation du départ de Queiroz, 73 ans, dont la séparation avec Oman a été présentée comme un accord à l’amiable. Arrivé en juillet 2025 pour un contrat d’un an, l’ancien sélectionneur du Portugal, de l’Iran ou encore de l’Égypte a dirigé 11 matches avec Oman, pour un bilan de trois victoires, cinq nuls et trois défaites. Son mandat a notamment été marqué par une élimination dès la phase de groupes de la Coupe arabe et par l’échec de la sélection omanaise dans les barrages asiatiques pour la Coupe du monde 2026.
A 48 ans, Sektioui quitte ainsi la Fédération royale marocaine de football, avec laquelle la séparation a été officialisée au même moment par des sources marocaines, pour relever son premier grand défi durable à la tête d’une sélection nationale étrangère.
Ancien international marocain né à Fès, passé notamment par l’AJ Auxerre, Willem II, l’AZ Alkmaar et le FC Porto durant sa carrière de joueur, Sektioui s’est surtout imposé ces dernières années comme l’un des visages montants de l’encadrement technique marocain.
Son principal capital de légitimité vient de ses résultats obtenus avec les sélections marocaines. Il avait conduit le Maroc olympique à la médaille de bronze des Jeux de Paris 2024, offrant au football marocain un podium historique, avant de mener ensuite le Maroc A’ au titre de la Coupe arabe 2025 au Qatar. Reuters souligne d’ailleurs que ce double bilan a pesé dans le choix omanais, même si les détails de son contrat n’ont pas été rendus publics.
Cette nomination confirme aussi une tendance plus large : trois techniciens marocains entraînent désormais des sélections arabes. Outre Sektioui avec Oman, Jamal Sellami dirige la Jordanie depuis l’été 2024. Le technicien marocain a marqué l’histoire du football jordanien en conduisant les “Nashama” vers leur première qualification pour une Coupe du monde, celle de 2026.
Le troisième est Mohamed Ouahbi, nommé début mars à la tête du Maroc en remplacement de Walid Regragui. Ancien sélectionneur des moins de 20 ans, Ouahbi arrivait avec un CV déjà remarqué, après avoir remporté le tournoi UNAF U20 en 2024, mené le Maroc en finale de la CAN U20 2025, puis surtout offert au royaume son premier titre mondial U20 la même année.
Dans le cas de Sektioui, l’enjeu immédiat sera de relancer une sélection omanaise désormais tournée vers la Coupe d’Asie 2027, prévue en Arabie saoudite. Son arrivée prolonge aussi l’exportation croissante du savoir-faire technique marocain dans le monde arabe, à la faveur des bons résultats obtenus ces dernières années par les sélections du royaume, des équipes de jeunes jusqu’aux A’.