Selon L’Équipe, Fouzi Lekjaa s’impose comme l’un des hommes forts du football africain

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21 mars 2026

Le quotidien sportif français L’Équipe a consacré samedi 21 mars 2026 un long portrait à Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), présenté comme l’un des artisans majeurs de l’ascension du football marocain et comme une figure désormais incontournable à l’échelle africaine et internationale.

Dans cet article, le journal décrit le dirigeant marocain de 55 ans comme un responsable central du paysage footballistique continental depuis plus d’une décennie. Également ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa y apparaît comme un homme de dossiers, proche des cercles de décision et porté par une ambition clairement assumée : faire du Maroc une puissance sportive durable et un acteur structurant du football africain.

L’Équipe insiste d’abord sur le rôle joué par Lekjaa dans la transformation du football marocain depuis son arrivée à la tête de la FRMF en 2014. Le quotidien relève notamment l’essor des infrastructures, avec la création de nombreux terrains synthétiques, l’amélioration de l’éclairage et le lancement d’une politique d’investissement d’ampleur. Le journal met également en avant l’Académie Mohammed VI, présentée comme un centre de référence comparable aux plus grands modèles européens de formation.

Le portrait souligne aussi le travail de fond mené sur la détection, la formation et l’intégration de joueurs binationaux formés en Europe, dans le cadre d’une stratégie méthodique destinée à renforcer durablement la compétitivité des sélections marocaines. Selon L’Équipe, cette approche a largement contribué à la montée en puissance des Lions de l’Atlas sur la scène mondiale, notamment lors de la Coupe du monde 2022, qui a consacré le Maroc comme une référence sportive bien au-delà du continent africain.

Le quotidien français rappelle en outre que le Maroc est devenu, sous l’impulsion de la FRMF, un véritable pôle d’accueil et de stabilisation pour le football africain. Le Royaume héberge régulièrement des séminaires de la CAF, accueille des compétitions continentales, en particulier féminines, et sert de terre de repli pour plusieurs sélections ou clubs confrontés à l’absence de stades homologués dans leurs pays. L’Équipe relève aussi les actions de coopération entreprises par le Maroc auprès de nombreuses fédérations africaines, à travers des formations, un accompagnement technique et diverses formes de soutien institutionnel.

Dans ce portrait, Fouzi Lekjaa est également présenté comme un acteur influent des équilibres du football continental. Le journal rappelle sa proximité avec le président de la FIFA Gianni Infantino et avec le président de la CAF Patrice Motsepe, ainsi que son rôle dans les recompositions ayant marqué les instances africaines au cours des dernières années. Pour L’Équipe, cette influence s’explique autant par ses réseaux que par les résultats tangibles obtenus par le Maroc sur le terrain institutionnel et sportif.

Le journal souligne en particulier que cette stature repose sur des succès concrets. Outre les progrès de la sélection nationale, L’Équipe mentionne le développement du football féminin, l’accueil accru de compétitions continentales et la capacité du Maroc à offrir des solutions d’organisation lorsque les instances africaines se trouvent en difficulté. Le quotidien y voit l’une des clés du poids acquis par Rabat dans la gouvernance du football africain.

Le portrait revient également sur l’image personnelle du dirigeant, décrit comme exigeant, énergique et entièrement tourné vers la performance. L’Équipe cite notamment l’ancien sélectionneur Hervé Renard, qui salue un responsable “hors norme” donnant “tout pour la réussite de l’équipe”, un témoignage qui vient illustrer la réputation d’engagement total attachée au patron du football marocain.

Le quotidien français estime enfin que Fouzi Lekjaa a fait de la FRMF un instrument de rayonnement national, au service d’une stratégie plus large de valorisation du Maroc à l’international. Dans cette perspective, son prochain grand objectif serait déjà identifié : obtenir pour le Royaume la finale de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. L’Équipe évoque à ce sujet la construction près de Casablanca du Grand Stade Hassan-II, présenté comme l’un des symboles des ambitions marocaines pour la prochaine décennie.

À travers ce portrait, L’Équipe brosse ainsi le tableau d’un dirigeant qui, en une dizaine d’années, a contribué à repositionner le Maroc comme l’un des centres de gravité du football africain, tout en inscrivant cette dynamique dans une ambition mondiale de long terme.

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